Le projet : Une base. Une liberté totale. Un cadre clair.
Le point de départ
Chaque contributeur reçoit le même fichier. Un Ré muté, enregistré à 60 BPM, d'une durée de 60 secondes. Déposé à la SACEM.
Les 60 BPM sont la pulsation fondatrice du projet, pas une contrainte de composition. Vous pouvez construire votre contribution à 60 BPM, travailler sur l’un de ses multiples ou subdivisions, par exemple 30 ou 120 BPM, choisir une autre métrique comme le 5/4 ou le 6/8, ou vous affranchir entièrement d’une grille. Le fichier fourni doit simplement conserver sa durée et son placement, sans être accéléré ni ralenti.
Ce fichier, c’est le seul point commun entre toutes les productions. Tout le reste, c’est vous.
Ce que vous pouvez en faire
Laisser le Ré tourner et poser juste une ligne de basse. L'enfouir sous une orchestration complète. Écrire un texte par-dessus. Improviser. Déconstruire. Détourner. Faire quelque chose de minimaliste ou quelque chose d'immense.
Rock, ambient, jazz, électro, classique, chanson, musique du monde, bruitisme, poésie, silence. Aucun style n'est attendu.
L'instrument avant tout
Resonare Sexaginta est un projet humain. Chaque partie doit être jouée sur un instrument réel : voix, guitare, piano, clavier avec banque de sons instruments virtuels, midi, etc.), percussions, cordes, cuivres, tout est possible et cette liste n'est pas exhaustive.
L'utilisation de l'IA pour composer ou générer des parties musicales n'est pas autorisée. Ce point repose sur la confiance mutuelle : il n'existe pas de moyen technique de le vérifier, et je ne cherche pas à en créer un. C'est un engagement personnel, pas une contrainte surveillée.
Une vidéo de votre session, même courte, même imparfaite, est la bienvenue. En studio, en répétition, en écriture. Elle ne sera jamais obligatoire, mais elle peut devenir un beau document pour raconter la fabrication du projet et/ou en story.
Les droits
Chaque production est déclarée à la SACEM comme collaboration artistique. Sociétaire ou non, tout contributeur est crédité sur l'œuvre, c'est une obligation légale, et la SACEM le permet explicitement.
Si vous êtes sociétaire SACEM, vous percevez directement vos droits via votre espace membre, selon les règles habituelles de répartition.
Si vous n'êtes pas encore sociétaire, vous serez crédité sur l'œuvre. En revanche, la SACEM ne peut reverser des droits qu'à ses propres membres, il est dans votre intérêt d'adhérer. Pour prétendre à une adhésion, il faut justifier de l'exploitation d'au moins une œuvre (plus d'information : → Adhérer à la SACEM. Si vous devenez sociétaire ultérieurement, votre compte non-sociétaire est automatiquement mis à jour en interne.
Pour les revenus issus des plateformes de streaming, chaque contributeur doit disposer d'un compte artiste sur les plateformes concernées. C'est via ce compte que sa part est distribuée, je ne peux pas percevoir et reverser à votre place, ce n'est juridiquement pas possible.
Pour une éventuelle édition physique (pressage de CD ou vinyl) les modalités de rétribution seront discutées directement avec les contributeurs concernés, au moment venu. Ce n'est pas tout à fait à l'ordre du jour à ce stade du projet.
Ce qui est clair dès maintenant : toute collaboration commerciale repose sur trois piliers : être sociétaire SACEM, être déclaré comme artiste sur les plateformes de distribution, et disposer d'une entité juridique permettant de facturer si une rémunération directe est envisagée. Si vous n'avez pas encore tout ça en place, rien n'est bloquant pour participer, mais c'est important de le savoir avant.
Ce n'est pas du bénévolat. C'est une œuvre commune avec un cadre professionnel.
Pour aller plus loin avec les répartitions, c'est ici : Droits d’auteur et répartition des revenus.
La numérotation
Chaque production reçoit un numéro définitif : RSX-001, RSX-002, RSX-003…
Ce numéro est sa carte d'identité permanente. La collection peut être sans fin — dix contributions, cent, mille. Il n'y a pas de limite fixée. C'est aussi ça qui rend le projet vivant.